lundi, 11 mars 2013 23:00

‘La Palanque’ en vente. Tout un symbole!

Le conseil municipal a commencé par l’élection des conseillers, sans surprise. Ensuite il y a eu l’élection des responsables pour les diverses commissions. L’environnement, les écoles, le marché, etc… Là, des personnes de l’équipe de Mr Fourcassier se sont proposés. Bien qu’il soit seul, Mr Avellana s’est présenté aussi. Comme quoi, être dans l’opposition n’est pas obligatoirement synonyme de passivité.

Le sujet le plus intense de la soirée a porté sur les terrains de ‘La Palanque’ (terrains qui se trouvent derrière le stade) qui vont être vendus à promologis. La question principale a été ‘pourquoi toutes les nouvelles constructions de bâtiments sociaux sont-elles en quasi totalité attribuées a Promologis ?’. Il est vrai que c’est assez étonnant. Le débat a été très houleux. Mr Fourcassier, Mr Avellana et Mr Gury ont demandé beaucoup d'explications. Les réponses n'ont pas toujours été claires de la part de Mr Miguel. Mais comme notre maire a la fâcheuse tendance de répondre à une question par une autre question, autant vous dire que cela n’a pas fait avancer de façon significative les discussions. Pour ce qui est de Mr Thiebaut, on ne l’a pas entendu de la soirée à ce conseil municipal-là non plus. Il faut dire que ces terrains de ‘La Palanque’ sont un sujet sensible pour Mr Miguel et surtout pour Mr Thiebaut. Un rappel des évènements s’impose.

Dans les années 90, les terrains et le bâtiment mis en vente ce lundi soir constituaient un centre de loisirs. Mais était aussi le refuge de tous les socialistes du quartier, dont notre maire actuel, Mr Miguel. Un jour le maire de droite de l'époque, Mr Thiebaut, a voulu régulariser administrativement la situation de l'asso’ et des locaux. Mais, ça ne s'est pas très bien passé... je dirais même que ça s'est pas bien passé du tout!
Mr thiebaut a rencontré une forte opposition de la part des membres de cette ‘asso’ et des parents. Mr Miguel, qui faisait partie de l'asso’, a organisé la résistance avec force et conviction. Mais comme 'la finesse' n'était déjà pas 'à l'ordre du jour' pour le maire de l’époque, celui-ci a voulu passer en force. Et c’est là que les choses se sont aggravées pour Mr Thiebaut.

Le plus fou dans cette histoire, c'est que Mr Thiebaut était dans son bon droit. La loi lui donnait raison et le tribunal administratif aussi. Mais... Envoyer la gendarmerie pour faire appliquer la loi dans un endroit qui accueille des enfants, n'est pas une faute, c'est une aberration ! La descente aux enfers pour Mr Thiebaut a commencé à ce moment là. Ont suivi: des démissions dans son camp. Des élections partielles en septembre 99 qui ont permis à Mr Miguel d’intégrer le conseil municipal. S’ajoutent l’histoire de l'école Georges Brassens puis l’intervention de la chambre régionale des comptes et en Mars 2000... L'apothéose : la démission de Mr Ivan Thiebaut et de ses 9 derniers conseillers, qui d'ailleurs, ne le conseillaient plus depuis bien longtemps.

Pour en revenir à aujourd'hui et à la vente de ce terrain par Mr Miguel, le plus incroyable est que ces parcelles ont été vendues dans l'urgence et pour une ‘bouchée de pain’. De surcroit, il n'y a eu aucune négociation de prix, ni aucune mise en concurrence. Chose assez rare. Pour vous éviter les calculs fastidieux, voici le prix du terrain au m2 : 33€ (Tous ceux qui ont acheté un terrain à Saint-Jory apprécieront...). Si Mr le maire n'avait pas voulu passer absolument par Promologis, il aurait été possible de vendre ces terrains au minimum le double à un promoteur. Tout en gardant le même nombre de logements sociaux bien sûr.

Mais bon… Mr le maire a la majorité au conseil municipal, donc au final ces terrains vont se vendre à 33€ du m2 quoi qu’il arrive, quoi qu’il se dise. Certains maires écoutent leur conseil municipal et font en fonction, d’autres maires écoutent leur conseil municipal et puis c’est tout ! La boucle est bouclée, Mr Miguel, qui s’était fait connaitre et avait défendu la Palanque bec et ongles il y 15 ans, brade aujourd’hui ce terrain pour une bouchée de pain.

PELLEGRINELLI FREDERIC