dimanche, 03 novembre 2013 20:20

Une morbide maladresse

Lors de ce dimanche de la toussaint, une vieille dame était en pleurs au marché de Saint-Jory. Interrogée par des Saints Joryens inquiets de son état, celle-ci a répondu qu’elle venait de loin pour déposer des fleurs sur la tombe de sa cousine et qu’elle était catastrophée de constater que la tombe avait disparu. En effet, il faut savoir que le maire a fait enlever et déplacer des tombes de l’ancien cimetière situé à côté de l’église pour construire à la place une entrée donnant un accès au  parking du nouveau jardin Montségur, soit dit en passant, l’utilité de cette entrée en laisse plus d’un perplexe.

Bien évidemment, la mairie a dû avertir la famille proche quant au changement de place de ces tombes qui se trouvent maintenant au nouveau cimetière (après le stade). Ce qui est impensable, c’est que personne à la mairie n’ait pensé que, lors du dimanche de la Toussaint, comme depuis prés de deux mille ans, des personnes vont rendre visite aux défunts qui sont loin de chez eux. Un simple panneau indiquant le nouvel emplacement des tombes aurait fait l’affaire, surtout qu’elles ont été déplacées il y a à peine 2 mois. Mais comme je le répète et le démontre depuis des mois, les considérations humaines ne sont pas dans les priorités du maire et de son équipe, nous en avons encore une fois la preuve.

Depuis le premier jour, Mme A .M., habitante de Saint-Jory, se bat pour que le déplacement des tombes se fasse correctement, mais cette semaine, alors qu’elle demandait des explications au maire, celui-ci lui a rétorqué « vous ? Je ne vous adresse plus la parole ! ». Comment voulez vous que les choses se passent bien quand les relations humaines sont à ce point exécrables.

Pour terminer, je voudrais juste préciser que, les mots ne sont rien par rapport à l’émotion qu’a provoqué cette vieille dame en pleurs, je trouve cette maladresse extrêmement révélatrice d’un manque total de considération de la majorité municipale en place (comme l’avait dénoncé le commissaire enquêteur du tribunal administratif cet été) envers les habitants de Saint-Jory, tant au niveau des ‘vivants’ que de celui des ‘défunts’.

PELLEGRINELLI FREDERIC